Quid novi ? Beaucoup de choses depuis la fin de mon précédent blog. La plus importante est l'achèvement de ma thèse, l'accouchement dans la douleur des derniers mois, mais pour quel bonheur et quelle impression merveilleuse d'accomplissement !

Qu'ai-je fait ces dernières années ? Chercher, lire, réfléchir, observer, écrire pour aboutir à quatre volumes, environ 1650 pages dont 300 consacrées aux illustrations.

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[l'épaisseur du dernier volume doit en réalité être divisé par 2 car il a été imprimé par erreur en recto simple]

Surtout j'espère avoir fait progresser la connaissance de l'art de la fin du Moyen Âge, avoir fait le point sur des oeuvres, avoir essayé d'éclairer le mode de création des manuscrits enluminés et des images profanes médiévales.

C'était difficile mais surtout un travail de longue haleine, une ascèse comme je l'ai dit le jour de la soutenance et, pour paraphraser Woody Allen, "le doctorat c'est long, surtout vers la fin". J'ai bien cru que cela ne finirait jamais et même maintenant, presque 2 mois après, je dois me dire encore souvent "c'est fini, tu n'as pas à travailler sur la thèse". Je ne me suis pas encore débarrassée totalement des chaînes de la culpabilité. Et j'ai l'impression que ce n'est pas définitif, que l'on risque de me retirer le titre de docteur si je ne fais pas du bon travail par la suite, que ce n'est que temporaire... en effet, cela laisse quelques traces psychologiques... Si j'ai quand même réappris la liberté et n'ai pas connu le fameux "thèse blues" (trop contente que cela soit fini), je me retrouve paradoxalement à la fois face au vide et face à des milliers de choses à faire (tout ce à quoi je rêvais quand je travaillais sur la thèse) après deux ans de monomanie. Je ne sais par où commencer, je ne sais comment organiser mon temps pour faire tout ce que j'ai envie de faire et tout ce que je dois faire.... et finalement je ne fais pas grand chose !

Voilà voilà... dans mes prochains billets, je vous raconterai ce que j'ai fait à part la thèse (oui, j'ai eu une vie même si elle était réduite au minimum et, même, parfois surprenante) et mes premiers plaisirs post-doctorat.