Grâce à une réédition en salle, j'ai eu le plaisir de découvrir aujourd'hui un film du patrimoine français datant de 1939 : "Fric-frac", de Maurice Lehmann, d'après une pièce d'un dramaturge à succès des années 30 : Edouard Bourdet. En deux mots, il s'agit de la rencontre improbable entre un employé de bijouterie joué par Fernandel et un couple (pas au sens amoureux du terme) de "gangsters" interprêté par Arletty et Michel Simon. Entre marivaudage et cambriolage, ce film est un régal de drôlerie, un festival d'expressions argotiques – à commencer par le titre – et de répliques bien envoyées, qui mène parfois à la réflexion : où commence la malhonnêteté.... Les acteurs font des numéros exceptionnels de gouaille, de faux naturel, de vrai comique. C'est aussi une plongée dans le monde disparu du peuple parisien d'avant-guerre, qui revêt aujourd'hui un intérêt quasi ethnologique. On se rend compte que de nombreuses expressions de l'argot sont bien ancrées encore en ce début du XXIe siècle, désormais dans le langage courant. Mais j'ai découvert aussi pas mal d'expressions inconnues (de moi en tout cas).

Ainsi cette injure qui me fait bien rire et que je ressortirais bien à l'occasion : "fleur de nave" pour "imbécile" !

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