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J'avais 10 ans, je vivais à Limoges depuis un peu plus d'un an, je ne me souviens pas précisément de ce décès, mais j'ai plutôt un vague souvenir de la stupéfaction des contemporains devant cette disparition prématurée. A l'époque, je ne connaissais que "Le dernier métro" que j'avais peut-être vu à la télé. Ce n'est que 10 ans plus tard que, devenue cinéphile, j'ai découvert le reste de l'oeuvre de Truffaut, si variée, si riche, à la fois classique et novatrice, associant cinéma, littérature et musique. Et il est devenu un de mes réalisateurs français préférés. Au-delà de l'oeuvre, j'ai apprécié l'homme que j'ai découvert à travers mes lectures diverses, de sa biographie à sa correspondance, de ses écrits aux livres d'analyse de cinéma. Un homme libre et indépendant, n'ayant que le cinéma pour religion. Autant créatif qu'amoureux et respectueux de l'histoire du cinéma (même si dans sa jeunesse il ne fut pas tendre avec certains de ses aînés). Un enfant fuyant l'école mais dévorant Balzac, un critique passionné démolissant René Clair mais vénérant Jean Renoir, un analyste pointu de Hitchcock devenant un simple admirateur rencontrant son idole, avant de contribuer à inscrire son oeuvre dans le marbre, un homme aimant les femmes mais resté indéfectiblement lié à sa première épouse, un gamin du IXe ayant gagné un Oscar.

S'il y a une chose à faire pour rendre un hommage joyeux à ce grand homme, c'est de voir et revoir ses films, lire et relire ses livres

et continuer à aimer le cinéma !