C'est juste l'histoire d'un jeune homme à la dérive pendant 24 h dans un Berlin qui ressemble au New York de "Manhattan" de Woody Allen, sans la musique de Gershwin mais avec de petits airs de jazz qui rappellent ce réalisateur. Il y a aussi l'influence criante de la Nouvelle Vague, entre "Ascenseur pour l'échafaud" et la saga d'Antoine Doinel.

Le poids du nazisme est toujours là et pèse toujours sur les épaules des générations actuelles qui sont à la fois loin et proches de ce passé honteux. Car les jeunes allemands qui ne savent où ils vont, qui ne trouvent pas leur voie, qui errent un peu entre études et travail, peuvent en plus culpabiliser en se disant "comment me plaindre alors que ma génération est dorée par rapport à ce que mon pays a vécu il y a 70, 80 ans maintenant". Comment glander en bonne conscience quand on a "tout ça" derrière soi ?