Quid novi ?

22 avril 2018

Les films du mois d'avril

Pour essayer de vous parler plus régulièrement de cinéma, je me dis que je pourrais faire un petit bilan mensuel avec de courtes impressions. Voici donc quelques mots sur les 5 films vus au cinéma ce mois-ci. Tous très différents mais tous de qualité. Une immersion légère à New York, une autre, terrible, en Ukraine, un retour vivifiant dans les années 60 et 70 et enfin le portrait de deux femmes icônes, capricieuses et touchantes au destin fascinant, Marilyn Monroe et Marie-Antoinette

2 days in New York

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Un film sympathique, dans la veine Woody Allen qui trouve sa personnalité propre.

La terre outragée

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Mon coup de coeur du mois. Un film très beau, tant dans la forme que sur le fond. On vit la catastrophe de Tchernobyl de l'intérieur, c'est-à-dire qu'on n'en voit que des effets épars, sur la nature, les animaux et les hommes 

Cloclo 

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Je ne suis pas une experte des films biographiques car je ne cours pas trop après, je n'ai par exemple vu ni "La môme", ni "Gainsbourg, vie héroïque". Mais là, il faut bien dire qu'il s'agissait d'un chanteur ayant bercé mon enfance et dont j'aime les chansons. Le film relate toute la vie, je dis bien toute, y compris une "scène de la douche" qui ne deviendra pas mythique comme celle de "Psychose" quoiqu'elle fut aussi tragique – scène à mes yeux, en trop. Mis à part cette dernière et une autre, la création en 5 mn des paroles de "Comme d'habitude", qui m'a parue un peu "grosse", j'ai beaucoup apprécié ce film qui distille les chansons avec parcimonie et toujours à bon escient, en relation étroite avec les étapes de la vie et de la carrière du chanteur. On se rend d'ailleurs compte (enfin en ce qui me concerne, je le savais plus ou moins, mais là, cela devient évident) à quel point certains des tubes de l'artiste sont autobiographiques.

My week with Marilyn

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Ce n'est pas un film biographique puisqu'il ne retrace que quelques semaines de la vie de Marilyn Monroe, plus exactement le tournage du "Prince et la danseuse" de Laurence Olivier, qui se déroula en Angleterre aux studios de Pinewood en 1956.  Je ne suis pas une grande fan de Marilyn Monroe, mais j'aime bien certains de ses films (ceux de Wilder évidemment et aussi "Rivière sans retour", "Niagara" et "The Misfits"). Son destin m'intéresse et me touche. Plus que la bluette racontée par le narrateur-protagoniste du film qui, 3e assistant sur le tournage du "Prince et la danseuse", a pu approcher la star et vivre une sorte d'histoire avec elle, c'est le making-off du film de Laurence Olivier qu'on découvre ici qui m'a vraiment intéressée. La confrontation entre les méthodes de travail des acteurs anglais, monuments shakespeariens, et celles de Marilyn, en pleine période "Méthode" de l'Actor's studio qui ne se déplaçait pas sans l'épouse de Lee Strasberg, directeur de la célèbre école new yorkaise, est passionnante et amusante. Avide de reconnaissance

Les adieux à la reine 

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Deux problèmes pour moi dans ce film : Léa Seydoux qui m'insupporte, tant physiquement que par son jeu, et un parti pris historique qui me semble discutable. Tout simplement parce qu'en juillet 1789, Marie-Antoinette est, me semble-t-il, plus une mère de 34 ans qui vient de perdre, 2 mois auparavant, son fils aîné, qu'une femme soumise à une amitié passionnelle, qui a bien existé (jusqu'où, on ne le saura certainement jamais), mais a connu son pic quelques années auparavant.

J'ai également été gênée par un défaut que partagent quasiment tous les films historiques aujourd'hui (même la Princesse de Montpensier pourtant excellent) : les dialogues dont la substance ne correspond pas au parler de l'époque et dont la façon qu'ont les comédiens de les dire est trop contemporaine (sauf ceux de la vieille école tel Michel Robin). Le français du XVIIIe n'a pourtant rien d'incompréhensible. En fait, de ce côté là, il semble que certains téléfilms soient meilleurs, voir la série "Nicolas Le Floch" particulièrement bien écrite. Pour revenir au "Adieux à la reine", je n'ai pas été envoûtée et je me suis parfois ennuyée. Des points positifs néanmoins : l'esthétique du film résidant dans ses costumes, son éclairage, son cadrage ; la reconstitution de la vie à Versailles et particulièrement dans le Grand Commun. 

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11 mars 2018

Ballade dan la moulage de la Cité de l'Architecture

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05 mars 2018

Téoz Eco : comment la SNCF se fiche de nous !

J'ai découvert à mes dépens lundi dernier, à mon retour de Limoges, un nouveau type de voyage proposé par la SNCF : le train de nuit circulant le jour. Oui, alors que certaines sociétés de transports aériens low-cost réfléchissent à la manière de nous faire voyager debout, la SNCF, qui ferait mieux de s'occuper de la ponctualité de ses trains, a eu la brillante idée de nous faire voyager couchés !!! Ainsi va le monde pour atteindre cette sacro-sainte loi du "moins cher" qui domine la société actuelle. 

C'est bien à mon insu que je me suis trompée en prenant mon billet sur internet : ayant l'habitude de commander rapidement par ce moyen, je n'ai pas regardé tous les détails avec attention. Choisissant un prix certes avantageux (je pensais à un prem's) et un horaire qui me convenaient, je n'ai pas vu ces 3 petites lettres : "Eco". Quelle ne fut pas ma surprise en voyant le train arriver en gare : un train de nuit avec essentiellement des voitures couchettes ! heureusement, j'avais tout de même pris ma place en "salle" et je me suis retrouvée dans une voiture salle "de nuit" : places étroites et serrées, dossiers très inclinés et bas (aucune intimité par rapport aux voisins de devant ou de derrière), pas de tablette : autrement dit, impossible de lire, de travailler (ou regarder un film) avec son ordinateur dans des conditions normales, de casser la croûte proprement, ou tout simplement de regarder le paysage. Il est même impossible de dormir tellement le siège est petit (et pourtant je suis d'un tout petit gabarit) et la promiscuité importante. J'ai pris mon mal en patience pendant 3 h 20 (en prime, un retard de 10 mn) avec l'ordi qui me chauffait les genoux, l'iPod dans les oreilles pour me concentrer car une ado assise devant moi a discuté à voix forte pendant une bonne partie du voyage. C'est un autre des plaisirs apportés par ce type de voiture : on entend parfaitement les voisins.

 Et encore, j'avais eu la chance de tomber sur la salle ! j'aurais pu hériter d'une couchette !  très agréable de voyager couché en plein après-midi, j'ai vachement envie de dormir à 17 h !  

Tout ça pour gagner quoi ? la SNCF annonce ces voyages entre 15 et 30 euros l'aller. Quand on prend un billet prem's on peut espérer voyager entre 25 et 40 euros l'aller. Avec les tarifs complètement débiles de la SNCF on peut se retrouver avec un billet en première classe à 30 euros. Le même voyage peut coûter 50 euros ou 100 euros en aller-retour selon le moment auquel vous avez pris vos billets. Je trouve ce caractère aléatoire du prix des billets (également en valeur chez les compagnies aériennes) complètement absurde et injuste, inégalitaire (alors que le grand mot de l'époque est "l'égalité").

Est-ce que cette perte du confort le plus élémentaire en vaut la chandelle ? Et bien moi je dis NON ! je préfère faire des sacrifices sur certaines choses superflues que de vivre ou de consommer dans le moins disant, la basse qualité et l'inconfort. Bien sûr je ne suis pas Crésus et je cherche souvent les tarifs les plus intéressants, mais on ne me fera jamais accepter n'importe quoi comme voyager debout ou couché (on n'est pas des chiens) sous prétexte de moins cher.

 

Bon, passons au plus drôle, la façon dont la SNCF vend ce type de voyage. Ce qui suit est véridique, pris sur le site de la SNCF : on dirait un sketch des Inconnus tellement c'est gros : pourquoi ne pas voyager allongé ? à la romaine ? oui retournons dans les chars à boeufs des temps mérovingiens...

(en bleu, mes remarques personnelles)

 

LES AMBIANCES DE VOYAGES

NOUVEAU AVEC TEOZ ECO DÉCOUVREZ UNE NOUVELLE FAÇON DE VOYAGER

Vous voyagez entre amis, en famille ? Découvrez les compartiments particulièrement adaptés...Et pourquoi pas voyager allongé ? Découvrez nos compartiments couchettes...Vous partez seul ? Voyagez tranquille en siège inclinable...

 

 LES ESPACES COMPARTIMENTS (EN 2NDE CLASSE)

Les compartiments vous offrent des espaces conviviaux, pour voyager entre amis et famille, jouer aux cartes, partager l'actualité, discuter en toute intimité...sur des banquettes recouvertes de velours bleu, et sans gêner les autres voyageurs…

Ces compartiments sont composés de 6 places (3 personnes par banquette).

Bon, ça encore, passons, c'est le principe des compartiments qui existe depuis toujours et partout (perso je n'aime pas ça, à moins d'être 6 amis qui voyagent ensemble).

LES SIEGES INCLINABLES A 45° EN SALLE (EN 2NDE CLASSE)


Privilégiez confort et indépendance grâce à ces sièges conçus pour apporter confort et repos, et qui vous permettront de voyager "dans votre bulle" : écoutez votre lecteur mp3, regardez un film sur votre ordinateur, dormir dans des sièges inclinables à 45°.

Les sièges sont équipés de repose-pieds et de repose-têtes réglables, et possèdent chacun une lampe individuelle.

Là pour le coup, j'ai expérimenté : je peux vous dire que ce n'est absolument pas confortable. Si vous voyagez de nuit et que vous voulez dormir, pourquoi pas, mais l'après-midi, vous n'avez pas envie de vous retrouver en position très inclinée obligatoire (pas moyen de régler le dossier). Dans "votre bulle" : rien n'est plus faux, je n'ai jamais vu un train où on était plus proche des voisins et soumis au bruit. "Regarder un film" :  seul, et encore moins à deux, vous trouvez pratique de regarder un film avec l'ordi sur les genoux avec l'écran un peu replié parce qu'il n'y a pas la place de l'ouvrir normalement (et je n'ai qu'un 13 pouces !) ???

 LES ESPACES COUCHETTES (EN 1ERE CLASSE)

Une nouvelle façon de voyager, au calme et en toute tranquillité : alternez lecture allongée ou assise comme à la maison, repos, et si vous voyagez avec des enfants, la possibilité de leur faire faire la sieste.

Les compartiments sont composés de 4 larges couchettes qui offrent la possibilité de s'allonger comme de s'asseoir confortablement. 

Des stores vous permettent d'occulter la lumière.

Couchettes

Alors là c'est le pompon du comique !!! c'est très facile de lire assis dans une couchette de train !  ils osent dirent "s'asseoir confortablement" ? sur une couchette, avec les mouvements du train, sans appui pour le dos... ? et si certains veulent occulter la lumière et pas d'autres ? si certains se mettent à ronfler quand d'autres veulent lire ? comment regarde-t-on le paysage ? et si on se retrouve coincé avec des enfants en bas âge turbulents ou seulement énervés par le voyage qui font des galipettes sur les couchettes ?

Il semble que [pour l'instant ?] seule la ligne Toulouse-Paris via Cahors, Brive, Limoges, Châteauroux et Orléans soit concernée, mais je n'aurai qu'un conseil : la prochaine fois que vous commanderez un billet de train par internet, méfiez-vous !!!

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24 février 2018

Une journée en touriste à Paris

Hier fut une excellente journée bien remplie, l'occasion de retrouvailles entre amis et de découvertes parisiennes. 

Après un passage chez le coiffeur pour changer radicalement de tête... et me délester d'un peu trop d'euros à mon goût (mais je n'y retournerai pas d'ici le mois de septembre)..., j'ai filé malgré le froid glacial vers Notre-Dame pour voir enfin les nouvelles cloches, pour leur avant-dernier jour d'exposition avant qu'elles ne montent définitivement rejoindre les tours de la cathédrale. Première sonnerie prévue pour les Rameaux, le 23 mars.

http://www.notredamedeparis.fr/spip.php?article1536

 

 

Puis ce fut un joyeux déjeuner entre amis chez Chartier : pour la première fois je déjeunais dans cet établissement réputé "à touristes". Le décor de vieux bouillon parisien est très beau et typique, la carte est composée de simples plats de brasserie à prix modique. Si l'ambiance et le décor étaient .

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Ensuite, toujours dans le froid et sous la neige nous avons rejoint le musée d'Orsay pour y voir une exposition retraçant l'oeuvre d'un érudit local devenu éditeur et photographe : Félix Thiollier.

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16 février 2018

Renoir

 

Un beau film, lent et très esthétique qui met du soleil plein les yeux. On se croirait sur la Côte d'Azur pendant presque 2 h et ça fait du bien. Pour moi ce n'est pas tant un film sur la création artistique que sur les relations familiales (particulièrement père/fils), sur le sens à donner à sa vie, la vieillesse qui souvent n'est que dans le corps mais pas dans l'esprit (c'est d'autant plus terrible). Et puis il y a le choc de 2 générations, accentué par le fait que Renoir a été un père vieux, entre un homme du XIXe, confiant en l'homme et adepte du bonheur, et un

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24 octobre 2017

Saint Isidore

IMG_9238En faisant une recherche pour mon travail pour reconnaître ce saint j'ai découvert un saint Isidore que je ne connaissais pas : saint Isidore le Laboureur.

Et j'ai aussi découvert, ce qui vous intéressera sans doute plus qu'un saint patron d'internet a été désigné : saint Isidore de Séville (mort en 636)

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20 octobre 2017

Anniversaires et 40 ans

C'est fou ce qui a été créé dans les années 1970 et particulièrement en 1974... Alors, cette année on a fêté, en vrac, le 40e anniversaire de

- L'Ile aux Enfants (c'est-à-dire de Casimir).

- Picard

- des playmobils

- quelques chansons :

- quelques films (date de sortie) :

- Marnie, votre serviteur...

- de la naissance de Leonardo Di Caprio, Robbie Williams, James Blunt, Christian Bale, Sébastien Loeb, Victoria Beckham, Olivier Besançenot, Penelope Cruz, Alexandre Astier, Doc Gynéco, Marie Drucker et Mazarine Pingeot.

- du décès de Henry de Monfreid, Marcel Pagnol, Duke Ellington, Darius Milhaud, Gino Cervi (=Peppone), Francis Blanche, Georges Pompidou, Charles Lindbergh, Vittorio de Sica, Oskar Schindler.

(un léger déficit en talent entre naissance et décès à mon humble avis)

- la fin de l'ORTF avec la création de FR3,

- la révolution des Oeillets au Portugal,

- la découverte de Lucy,

 

 

Si on va plus loin

 

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14 octobre 2017

La croisière s'amuse...

A priori, je n'avais jamais envisagé faire une croisière un jour. D'abord parce que je n'apprécie pas le concept du voyage organisé, et la croisière en est une forme. Ensuite, parce ce que les bateaux actuels sont plutôt des immeubles que de fins et élégants transatlantiques (Normandie, France, etc). Egalement parce que ce type de bateau a un coût écologique et parce que le low cost repose sur l'exploitation des employés. Sur ces 2 derniers points, le débat s'engage (j'ai fait mes petites recherches) : de gros progrès ont été faits en matière de protection de l'environnement par ces bateaux quant au traitement des eaux usées, déchets, aux types de moteurs...etc... Le navire sur lequel j'ai vogué a été fabriqué dans les Chantiers de l'Atlantique à St Nazaire, j'imagine selon un certain savoir-faire de qualité, et certaines normes... Le discours officiel du croisiériste est très orienté sur les efforts en matière d'environnement. Je reste prudente face à tout ça, mais de toutes façon, en tant qu'Occidentale, j'ai un mode de vie ultra-polluant... que ce soit en ville ou sur l'eau...

Sur les employés : je détiens mon savoir de reportages télévisuels et j'ai essayé de poser des questions sur le bateau. J'ai d'ailleurs participé à la visite des coulisses du bateau (qui n'intéressait qu'une trentaine de personnes sur les plus de 2500 passagers...). Je n'ai pas vu les machines, mais un a

 

Ce que je n'ai pas aimé :

- dîner à horaire fixe et obligé,

- le côté club de vacances sur le pont,

- la durée trop courte des excursions.

Ce que j'ai aimé :

- voguer sur la mer et ainsi profiter des paysages marins à toute heure : de l'aube au crépuscule.

- le luxe et le confort d'avoir un hôtel qui va de port en port, de pays en pays, de site en site,

- l

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12 octobre 2017

Agrigente sur les pas de Maupassant...

Outre la découverte de la navigation en mer, cette croisière a été pour moi l'occasion de découvrir (malheureusement en ne faisant que les effleurer) des sites que je ne connaissais pas encore.

J'aurais aimé découvrir l'Europe avant les guerres, avant le béton, avant le tourisme de masse, découvrir l'Europe telle que l'ont découverte les jeunes anglais des XVIIIe et XIXe siècles, les écrivains français du XIXe. C'est pourquoi j'aime tant les récits de voyage, et les documents iconographiques de cette époque, comme par exemple les très célèbres vues de l'Egypte, de ses villes, de la vallée du Nil, des temples, par David Roberts.

"Tant de poètes ont chanté la Grèce que chacun de nous en porte l'image en soi ; chacun croit la connaître un peu, chacun la voit en songe telle qu'il la désire. Pour moi, la Sicile a réalisé ce rêve ; elle m'a montré la Grèce et quand je pense à cette terre si artiste, il me semble que j'aperçois de grandes montagnes aux lignes douces, aux lignes classiques, et sur les sommets des temples, ces temples sévères, un peu lourds peut-être, mais admirablement majestueux, qu'on rencontre partout dans cette île.

 

"Mais Girgenti, l'ancienne Agrigente, placée comme Sélinonte sur la côte sud de la Sicile, offre le plus étonnant ensemble de temples qu'il soit donné de contempler."

 

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Par rapport au récit de Maupassant, quelques différences majeures existent aujourd'hui : l'une, négative, est la ville moderne d'Agrigente, hérissée d'immeubles inesthétiques au possible qui gâche vraiment la vue sur l'éperon rocheux des temples.

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L'autre, positive, est le paysage de la campagne entourant le site : elle n'est plus aride, elle est au contraire étonnament verte et se couvre d'arbres méditerranéens : champs d'amandiers, d'oliviers.

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Guy de Maupassant, extraits de la chronique "Temples grecs" parue dans Gil Blas le 8 septembre 1885.

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02 octobre 2017

La belle rentrée du cinéma français

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas parlé cinéma... et pourtant j'ai vu pas mal de films en juillet, août et septembre. Des anciens et surtout des nouveaux, avec une belle moisson du côté du cinéma français en septembre. Le cinéma américain est beaucoup trop au blockbuster et aux supers-héros ces temps-ci, ce qui ne m'attire pas du tout... Heureusement la variété est européenne ou proche-orientale, ou à chercher dans le passé. Alors voici un petit récapitulatif des films que j'ai vus en salles durant l'été et jusqu'à cette fin septembre : en raison du grand nombre de films, je n'en dirai à chaque qu'un petit mot.

Nouveautés

Les films français sont ceux que j'ai le plus appréciés, pour leurs qualités visuelles, leur écriture et leur interprétation. Trois films ô combien différents qui rassurent sur la capacité de créativité de nos auteurs.

- La guerre est déclarée. Une histoire éprouvante traitée légèrement comme l'ont dit tous les critiques avant moi. Une manière très "Nouvelle vague" et particulièrement truffaldienne (voix off, musique de Delerue, ellipses et jeu des acteurs) agrémentée de toutes sortes de trouvailles de mise en scène ou technique originales dans leur accumulation. Une variation usant très efficacement de la musique et des chansons pour souligner une aventure humaine que personne ne souhaite connaître : la lutte contre la maladie de son enfant. Une plongée marquante dans l'univers de la maladie, invasive et injuste, avec en point d'orgue la question essentielle : pourquoi ?

- Tu seras mon fils. Un très beau film de facture classique dont l'interprétation est en tous points magistrale et dont l'histoire cruelle de bout en bout vous bouleverse. En plus, là aussi, une plongée passionnante et envoûtante dans le monde méconnu et fantasmé de la viticulture bordelaise.

- Les bien aimés. Mon premier film de Christophe Honoré. C'est le jeu de Chiara Mastroianni qui m'a surtout emballée ici, ainsi que l'histoire qui tourne autour de son personnage. Ludivine Sagnier m'a un peu horripilé. Le seul film dans lequel elle m'a convaincue est "Crime d'amour".

Du bon film américain de production courante, qui se laisse voir, qui donne du plaisir, qu'il s'agisse de suspens de science fiction, de comédie un peu grasse ou de comédie romantique, mais qui use de ficelles qu'on commence à connaître par coeur... 

- Super-8

- Comment tuer son boss

- Crazy, stupid, love.

Mais du moins, cela permet de se détendre entre deux sujets lourds français... ou étrangers, j'ai nommé Melancholia et Tree of life dont j'ai déjà un parlé ici.

- Une séparation. Que dire qui n'a pas été dit sur ce film passionnant, universel et soulevant des dizaines de questions philosophiques. Et une grande compassion pour les femmes iraniennes et en général pour les femmes voilées : en plus de subir les difficultés universelles de la vie (divorce, difficultés économiques, maladie...) elles subissent la double peine de cet enfermement inique et abusif qui les humilie et les rabaisse en permanence.

- La piel que habito

- Habemus papam

Ressorties

- Le mépris : monument de la Nouvelle vague que je n'avais encore jamais vu mais dont je connaissais déjà par coeur la magnifique musique de G. Delerue. Un exercice de style visuel qui ouvrait plein de portes à la création cinématographique, un hommage au cinéma et à sa  la rencontre de deux mythes, l'un naissant, l'autre consacré : BB et F. Lang.

- A la recherche de Garbo

- Le mur invisible

 

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