Passer un 8 mai au vert à Paris
Quand le 8 mai férié tombe un mardi, à Paris, c'est un peu la malédiction : alors qu'on a toute une journée pour enfin visiter les expos qu'on n'a pas le temps de visiter le reste du temps, tous les musées ou presque sont fermés, soit parce que c'est un mardi, soit parce que c'est un jour férié... et les rares édifices culturels ouverts sont pris d'assaut...Quand, en plus, la météo vous annonce un temps pourri et que vous restez en carafe à Paris... que faire pour ne pas rester claquemuré ? Tenter sa chance du côté des jardins... et finalement profiter au maximum de la verdure à Paris grâce à un temps sec ("bravo" aux prévisions de Météo France qui se sont parfaitement plantées !). Pardonnez cette introduction grognon ... ce qui va suivre démontre qu'à Paris, on arrive toujours à sauver la situation.
Pour la première fois, j'ai découvert le fameux jardin Albert-Kahn, situé à Boulogne-Billancourt, tout près de la station de métro "Boulogne-Pont-de-Saint-Cloud", ligne 9. Albert Kahn (1860-1940), parti de rien ou presque, a fait fortune dans la banque. Il a consacré cette richesse "à l'établissement de la paix universelle"... vaste projet à propos duquel vous en apprendrez plus sur le site accessible par les liens précédents. Il a entre autres contribué à la constitution des "Archives de la planète", inventaire photographique recensant les cultures humaines au début du XXe siècle. Il a, en outre, acheté une propriété à Boulogne où il a créé un jardin extraordinaire, regroupant un jardin japonais, un jardin-verger français classique, une reconstitution de la forêt des Vosges. L'ensemble propriété/jardin/collections photographiques et documentaires appartient désormais au Conseil général des Hauts-de-Seine et forme l'institution du Musée et jardins Albert-Kahn. Sur le site vous découvrirez cette personnalité intéressante, réservée et dévouée, qui nous a laissé un magnifique patrimoine. En ce moment une exposition photographique dévoile la Mongolie dans les années 1910. Bref, assez parlé, voici les images de ce voyage dépaysant.
D'abord au pied d'une serre très proustienne tant dans son aspect extérieur (les ailes ont été modifiées malheureusement) qu'intérieur. Voir l'état d'origine sur le cliché ancien suivant.
La serre est située dans le jardin français, roseraie et verger... ce n'étais pas encore le temps des roses. Seuls des pavots du Pays de Galles et des campanules apportaient là des touches de couleur.
Ensuite, on parcourt un morceau de forêt vosgienne, après la "forêt bleue".
On rejoint un parc à l'anglaise type "Napoléon III"
Puis on se retrouve au Japon... photos dans le désordre... un enchantement à chaque pas.
Magnifique rhododendron... comme dirait le capitaine Haddock : "si seulement j'avais les mêmes à Moulinsart"... (album Tintin au Tibet)
La "montagne" est couverte d'azalées en pleine floraison.
Après un déjeuner roboratif, nous avons filé vers l'autre bout de Paris, toujours à la recherche de verdure, au parc des Buttes-Chaumont où je n'étais pas retournée depuis le dernier pique-nique de l'année 2011 qui avait eu lieu, grâce à un début d'automne particulièrement agréable, au début du mois d'octobre. Mis en oeuvre sous Napoléon III, le parc a été inauguré en 1867. C'est l'ingénieur Alphand qui a présidé à la transformation des vastes carrières en parc paysager bénéficiant des reliefs créés par l'exploitation du gypse et de la meulière. L'architecte Davioud est le créateur des édifices semés dans le parc. Certaines perspectives ou vues sont malheureusement gâchées par les immondes tours bâties du côté de la Villette dans la période funeste des années 70-80... et certains souhaiteraient le retour des tours dans Paris ???!!!!
Etat en 1852 (cliché provenant de Wikipédia) : la transformation est impressionnante !
Vues depuis le Temple de la Sybille :
Exemple du gâchis esthétique provoqué par les tours :
Enfin, un petit tour dans un autre secteur où je n'avais jamais mis les pieds : celui de la rue Mouzaïa, tout près du parc, où l'on se trouve plongé dans un quartier résidentiel de banlieue ou de province, hors du temps.
Puis la promenade s'est poursuivie jusqu'au bassin de la Villette, avec un rayon de soleil inespéré. Au fond, la rotonde de Ledoux, célèbre architecte du XVIIIe siècle, un des seuls vestiges de la barrière d'octroi entourant Paris édifiée dans les annes 1780.
De l'autre côté du canal, la jolie place de Bitche :
Et voilà, on a terminé la journée devant un film que j'ai tellement apprécié que je le voyais pour la 2e fois : "Le prénom".... je vous en dirai peut-être deux mots à l'occasion. J'espère que la balade vous a plu !
Bon dimanche et bon début de semaine !
Retour au vert
Quitter Paris, oublier la ville, l'agitation, les travaux, les blablas, le bruit, les horaires, la pollution pour quelques jours. Retrouver en Cotentin la nature, le seul chant des oiseaux, les animaux, les couleurs du temps gris et du temps ensoleillé, les couleurs et les parfums des fleurs connues ou inconnues, la bonne odeur de l'herbe coupée, du sol humide et de l'iode. Déguster des mets du terroir tous plus délicieux les uns que les autres (crème onctueuse, camembert, lapin du coin, poissons du cru, brioche, et même apprécier des crevettes, exploit en ce qui me concerne ;-). Lire quand il pleut, jardiner et s'exercer à la photographie de jardin quand il fait beau, assister à un récital dans le plus adorable des théâtres privés, marcher, se promener ... et tout de même s'inquiéter de l'avenir.
Bref, c'était mon week-end du 1er mai.
Quand la nature se fait orfèvre : les coeurs-de-Marie :
... la crosse d'une fougère naissante :
Rencontre au détour d'un brin d'herbe : la jolie rainette (deux photos prises par Balibari).
Les cigognes ne fréquentent pas que l'Alsace, on les croise aussi sur la presqu'île du Cotentin... celle-ci a vu son nid chuter hélas au pied de la bâtière du toit.
Une de mes fleurs préférées au printemps : le simple myosotis.
Le tour de la Hougue à Saint-Vaast :
Encore un grand merci à mes hôtes !
Prochaines lectures
Pour Paris :
Pour Berlin :
Pour Palerme :
Retour à Rome : vues panoramiques
Je me rends compte que j'avais un billet sur Rome en cours de préparation et jamais terminé ! avant de (re)découvrir de nouvelles destinations, il est temps que je termine cette petite relation de notre voyage à Rome... il y a déjà un peu plus d'un an !
Comme chacun le sait, Rome est une ville de reliefs : au moins 7 collines au milieu desquelles s'étendaient des marécages asséchés. Où que l'on se tourne, on dispose donc de multiples points de vue élevés qui permettent d'embrasser plus ou moins la Ville. Très difficile de dire laquelle j'ai préféré : toutes sont en effet bien distinctes et offrent des panoramas fort variés. La seule qui nous ait déçus est celle du Quirinal, survendue par les guides... ou alors on n'a pas trouvé le bon endroit.
Depuis le Palatin :
Depuis le Capitole :
Depuis les terrasses de San Pietro in Montorio, sur le Janicule :
Toujours sur le Janicule, mais un peu plus haut, vue depuis l'esplanade de la Fontana dell'Acqua Paola :
Depuis le Pincio :
Et voilà, les carnets romains se terminent sur cette vision ... en espérant vous avoir fait voyager virtuellement et vous avoir donné envie de découvrir ou redécouvrir la Cité Éternelle !
Cadeau de Noël
Quoi de neuf ? Le gros cadeau de Noël de mes parents (il y en a eu de plus petits à la date voulue). Après un changement de direction, c'est une paire de chaussures pour laquelle j'ai craqué, découverte sur le site Pointure extrême. Le paquet a été ouvert fébrilement car je n'aime pas acheter des chaussures par internet, du fait qu'on ne peut pas les essayer (peur des démarches d'échange, renvoi de paquet...). Résultat des courses : tout va bien ! elles me vont de manière impeccable (taille 32 1/5, c'est ma taille idéale pour les escarpins, pas besoin de 1/2 semelles ou semelles), elles sont fabriquées dans l'UE et je crois qu'elles ne vont pas me faire mal ! bref, je suis aux anges... je sais il en faut peu pour me rendre heureuse, mais trouver des chaussures à ma taille, à la mode, pour un prix abordable et qui me plaisent c'est un miracle qui ne se produit que trop rarement !
Merci infiniment Papa et Maman !!!
Le bourgeois gentilhomme
J'ai la Marche pour la cérémonie des Turcs de Lulli en tête depuis que j'ai vu "Le bourgeois gentilhomme", joué au théâtre de la Porte-Saint-Martin par François Morel dans le rôle titre et par une troupe de 27 comédiens, chanteurs, musiciens et danseurs. Allez voir ce spectacle de qualité qui rend heureux car il réjouit l'esprit, les yeux, les oreilles et fait rire. La pièce est à Paris jusqu'à la fin du mois de mai avant de partir en tournée dans toute la France.
C'est véritablement la comédie-ballet créée en 1670 devant Louis XIV au château de Chambord qui est représentée ici, avec les chants et la musique composée par Lulli. Si les costumes sont "d'époque", si décor, musique et chant sont baroques, la chorégraphie et la mise en scène (de Catherine Hiégel) sont contemporains et apportent à la pièce, au jeu des acteurs, un dynamisme, une jeunesse qui ne nuisent pas à l'esprit du texte.
Les comédiens sont tous excellents, Morel fait de Monsieur Jourdain un bourgeois naïf et maladroitement assoiffé de connaissances et de reconnaissance plus que pédant et ridicule. De nombreuses bonnes idées donnent à l'interprétation de certains personnages une originalité bienvenue (le valet Covielle, la marquise Dorimène par exemple), et émaillent la mise en scène de quelques effets surprenants.
Quant au texte... que dire ??? il est éternel, qu'il s'agisse de sa critique sociale ou de son humour et même si on connaît certains passages par coeur, on prend un grand plaisir à le redécouvrir dans de telles conditions... Joué avec respect et naturel, on oublie qu'il a 342 ans...
Bref, j'ai passé un excellent moment, comme la salle comble, et je vous recommande ce spectacle.
Sur le site du théâtre de la Porte-Saint-Martin, vous trouverez des promos web très abordables, mais surtout pour les soirs de semaine. Par exemple, 37,50 € au lieu de 57,50 € pour des places "carré or". On en a largement pour son argent !!!
En prime, quelques photos de la salle prises avant le début de la pièce. Des cadrages un peu spéciaux parce que je voulais être discrète et ne pas trop faire "touriste".
La traversée de Paris...
... comme quand on était étudiants... On profite d'une "fenêtre" de 4 heures de liberté commune dans nos emplois du temps bien chargés pour se lancer dans une longue promenade dans Paris, sous le soleil du printemps !
On commence au parc Montsouris...
On continue sur la Butte-aux-Cailles...
On poursuit dans le coin des Gobelins où siège le "Mobilier national", dans un édifice conçu par Auguste Perret en 1936.
Je ne l'avais jamais vu en vrai. Autre découverte, fortuite celle-ci, le square Le Gall, vaste espace vert situé en contrebas du Mobilier national.
Le quartier, en arrière du boulevard des Gobelins, possède le charme secret d'un ancien village, avec encore des édifices du XVIIe siècle.
Et pour finir, ou presque, on pousse enfin jusqu'au Ve arrondissement tout proche, vers une adresse mythique, que ni l'un ni l'autre n'avions encore été voir depuis les longues années que nous vivons à Paris : le 45 rue Poliveau rendu célèbre par le film "La Traversée de Paris", siège d'une scène inoubliable avec Bourvil, Gabin et de Funès. Le lieu est occupé par un café qui nous a accueilli pour un rafraichissement bienvenu, sous la photo de Bourvil et Gabin. Le n° 45 (à droite sur la photo) est collé entre les 2 bâtiments : cette maison à gauche et le café à droite.
La ballade s'est poursuivie en bus puis à pied jusqu'à la place des Victoires, la place de l'Opéra... Paris est multiple, Paris est tout petit pour voir tous ces visages en 4 heures !
Bon week-end à tous !
11 questions
Pour une fois, des réponses au questionnaire relayé par Marie. Je ne suis pas une pro des "tags", normalement, pour celui-ci, il faut recréer 11 questions, mais je manque de temps alors, vous êtes libre de le reprendre... et si vous répondez, prévenez moi dans un commentaire.
1. Votre 1er souvenir ?
Le visage de mes parents et des membres proches de ma famille, ma chambre et son papier à oursons, mes peluches.
2. Dernière gourmandise dégustée ?
Hier après-midi en travaillant chez moi, du chocolat noir Lindt... plusieurs carrés. C'est pas une gourmandise, c'est une drogue...
3. 1er film vu au cinéma ?
La première séance de cinéma dont je me souvienne vraiment remonte à 1981. C'était "Rox et Rouky" de Disney, vu au cinéma du centre commercial Vélizy 2 pour Noël.
4. Dernier film vu au cinéma ?
Samedi dernier "Nos plus belles vacances" de Philippe Lellouche. Pas un chef-d'oeuvre, c'est sûr, mais un film sympathique qui nous replonge en 1976 (donc dans l'atmosphère de mes souvenirs d'enfance, même si 1976 j'étais un peu jeune). Les autres films venant de sortir étant pour la plupart déprimants, on a choisi la légèreté ;-)
5. 1er livre lu ?
Je ne sais pas du tout... J'ai dévoré la Bibliothèque Rose (Oui-oui, Félicie la souris, Fantômette...) et la Verte (Alice, les versions écourtées de classiques comme "Les 4 filles du Dr March"). Et puis il y avait les séries des Martine (quoique ça c'est presque de la bande dessinée), Caroline (la blonde aux couettes et salopette rouge et tous ses amis chiens et chats). Ensuite sont venus les romans de la Comtesse de Ségur.
6. Dernier livre lu ?
Dernier achevé : "Les racines du ciel" de Romain Gary. En cours : "L'exposition coloniale" d'Erik Orsenna.
7. 1er bain de mer ?
Je ne m'en souviens pas car j'avais un an, mais c'était au Pays Basque (plage de Guétary ?). Papa-Maman, si vous me lisez, et si vous vous en souvenez, connaissez-vous la réponse ?
8. Dernier bain de mer ?
Août 2011, dans la Méditerrannée, en Espagne, Andalousie, playa de Mojacar.
9. 1er(s) geste(s) du matin ?
Me réveiller grâce au radio-réveil et écouter France-info ou France-inter. Prendre mon petit-déjeuner.
10. Dernier(s) geste(s) du soir ?
Me mettre de la crème sur les mains, éteindre la lumière.
Fête des grands-mères
Comme j'ai la grande chance d'avoir encore mes deux grands-mères, je profite de cette fête qui passe ces dernières années plutôt inaperçue pour les mettre à l'honneur ici. Alors, voici, sur une photo prise pour mon anniversaire en juillet dernier : à droite Yaya, 92 ans et à gauche Mamie, 89 ans. Deux grands-mères formidables !
Envie de printemps
Lundi dernier, le printemps pointait le bout de son nez au Palais-Royal... depuis la grisaille a repris le dessus... mais les oiseaux chantent, on tient le bon bout !












































































































